Femmes et paix : tant que l’égalité vacille, la paix ment

Femmes et paix : tant que l’égalité vacille, la paix ment
Front Raw - par LA FENNEK

Front Raw - la voix qui gratte un peu. Ici, pas de filtre. Pas de discours lisse. Juste des vérités à cru, des mots qui claquent, et des idées qui mordent.

Chez LA FENNEK, on parle de ce qu’on vit, de ce qu’on voit, de ce qu’on refuse. Et surtout, de ce qu’on décide de changer.

Le 10 décembre dernier, au Palais de la Paix de La Haye, une ironie silencieuse planait sous les dorures. Là où le droit international promet la paix entre les nations, une question demeurait entière : comment parler de paix quand la moitié de l’humanité reste encore reléguée au rang de variable d’ajustement ?

C’est dans ce lieu chargé de symboles que s’est tenue la conférence Femmes et Paix, sur les pas de Bertha Von Suttner, première femme Prix Nobel de la Paix en 1905. Une pionnière dans un monde qui préférait encore que les femmes inspirent la paix sans jamais la décider.

Plus d’un siècle plus tard, les chiffres ont changé. Les rapports se sont empilés. Les discours se sont policés. Mais le déséquilibre, lui, persiste.

L’égalité proclamée, l’inégalité vécue

Aujourd’hui, les femmes représentent environ 50 % de la population mondiale, mais à peine 27 % des parlementaires, moins d’un tiers des postes de décision politique et économique, et une minorité écrasante des cheffes d’État.

Elles sont plus diplômées que les hommes dans de nombreuses régions du monde, mais continuent de gagner moins, d’hériter moins, de décider moins. Elles effectuent l’essentiel du travail non rémunéré, portent les crises sociales, sanitaires et climatiques, tout en restant largement absentes des tables où se négocient les solutions.

Le droit proclame l’égalité.
Les faits, eux, la diffèrent.

En tant que citoyennes et citoyennes, nous savons ceci : un droit sans effectivité n’est qu’une promesse décorative. Et l’égalité femmes-hommes, malgré son inscription dans les constitutions, demeure trop souvent un principe à géométrie variable.

Bertha Von Suttner n’était pas une exception. Elle était un avertissement.

Quand Bertha Von Suttner dénonçait la guerre, elle dénonçait déjà un système bâti sur la domination, la hiérarchie des vies et la glorification de la force. Son combat n’était pas féminin. Il était profondément politique.

Ce fil n’a jamais été rompu.

Il se prolonge chez Malala Yousafzai, qui rappelle qu’aucune paix n’est possible tant que l’éducation reste un privilège masculin.
Il se prolonge chez Greta Thunberg, qui expose un monde gouverné sans le souci du vivant, ni de ceux qui l’habiteront demain.

Trois femmes. Trois générations. Un même constat : l’exclusion des femmes produit un monde instable, violent et myope.

Un t-shirt blanc comme acte juridique et politique

Le t-shirt créé par LA FENNEK, à l’effigie de Bertha, reliée à Greta et Malala, n’est pas un objet de mode. C’est une prise de position. Un rappel que les combats ne s’effacent pas, ils se transmettent.

Le blanc n’est pas neutre.
Il est la page sur laquelle l’Histoire reste à écrire.

Porter ce t-shirt, c’est affirmer que la paix ne se résume pas à l’absence de conflits armés. Elle exige l’égalité réelle, structurelle, mesurable. Elle exige que les femmes cessent d’être des symboles pour devenir des sujets politiques à part entière.

La paix n’est pas ajournable

Le monde aime célébrer les femmes quand elles incarnent l’espoir. Il résiste encore quand elles réclament le pouvoir.

Mais Bertha Von Suttner nous l’a appris : la paix n’est jamais confortable pour ceux qui profitent du déséquilibre.

Tant que l’égalité restera une promesse différée, la paix restera incomplète.
Et tant que les femmes devront se battre pour exister dans le droit, l’économie et la décision, la paix mondiale restera une fiction diplomatique.

Pour aller plus loin :
- Bertha Von Suttner, baronne & militante pacifiste qui fit de Dunant le premier Prix Nobel de la Paix.
- LA FENNEK sur Instagram

🦊 LA FENNEK | Front Raw. Marque libre, ton franc. On ne fait pas dans le “bien comme il faut”. On fait dans le vrai.
#FrontRaw #GirlPower #LaFennek #Women&Peace #MalalaYousafzaï #GretaThunberg #BerthaVonSuttner #PeacePalace